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: : Brest & Terespol

jeudi 13 mars 2008

La dernière gare   avant l’Europe (politique : la géographique, ça fait un bout de temps que j’y suis), c’est Brest. Brest Litovsk. Pour qui connaît Brest en Bretagne, c’est vraiment dommage de ne pas s’arrêter. Brest, ce sera quelques maisons au-delà de la gare.

Les douaniers biélorusses prélèvent les passeports, partent, reviennent. Rien à signaler.

Après, c’est Terespol. Douane polonaise et changement d’essieux. Les douaniers polonais passent vérifier les passeports. Je les entends s’adresser en polonais à tous les voisins russes. Ils me repèrent immédiatement comme étrangère, et me demandent si je parle anglais. Niet, ia gavariou po-rousski. Manifestement, ça les irrite. Fouille de la besace. Après tout, c’est leur boulot de douanier. La famille avec la petite fille n’a pas ma chance : fouille au corps, on les emmène, on prend leurs bagages. La petite fille hurle.

Brest Litovsk

Apparaît dans le wagon un GIGN à lui tout seul, rangers noires, pantalon noir, tee-shirt noir, bonnet noir, mitaines de cuir noir, muni d’une puissante lampe de poche et d’un tournevis. Une panthère. Le chat dans La main au collet. Il refouille tout, désosse jusqu’au faux plafond. Elle est bien gardée, l’Europe !

La petite famille n’est pas revenue que le train redémarre pour s’enfiler dans un gigantesque hangar. Commencent les opérations de changement d’essieux : les wagons sont soulevés à deux mètres du sol. Reposés, délicatement.

Et la petite famille ?

Le train repart en arrière. Les trois "confisqués" remontent dans le train, un peu défaits.

Dormir, jusqu’à Berlin.



Une idée de Brest, Litovsk ou pas</h5]