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: : Oblomovisme

mardi 26 février 2008

Vitre embuée, givre dans le sas. Le soleil dans les yeux. Ne rien faire. Je m’adonne à la meilleure des maladies russes, l’oblomovisme.

Et Oblomov lui-même ? Il était l’expression parfaite et naturelle de ce calme, de ce contentement, de ce silence imperturbable. Comme il réfléchissait à son train-train auquel il s’habituait de plus en plus, comme il l’observait attentivement, il finit par décider qu’il n’avait pas à aller plus loin, qu’il n’avait plus rien à chercher, que l’idéal de sa vie s’était réalisé, bien que ce fût sans poésie, sans ces couleurs avec lesquelles son imagination lui avait jadis dépeint la vie seigneuriale large et insouciante dans sa campagne natale [...] Il considérait sa vie actuelle comme le prolongement de cette même existence oblomovienne, mais dans un décor différent et à une époque différente. [...] Il parvenait à se débarrasser de la vie pour peu de frais, à lui extorquer le repos imperturbable qu’il s’était assuré.
 
Ivan Gontcharov, Oblomov, 1859


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