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Selenga

vendredi 29 février 2008

Le fleuve Selenga traverse Oulan Oudé : en été, il sépare la ville en deux parties. En hiver, il établit la continuité. La cathédrale Hodigitria, réputée en ruines, se détache en blanc sur le ciel blanc, avec ses toits bleus. Toute neuve. Une table couverte d’offrandes - pains, gâteaux, huile, miel... - est dressée en plein milieu.

Le fleuve, qui se confond avec ses îles, semble être le lieu de rendez-vous des adolescents. Comme partout, les gamines se promènent bras dessus bras dessous en lorgnant vers les garçons, qui font les braves avec leurs bouteilles de bière. De plus petits improvisent un toboggan sur un versant gelé. Des dames rentrent chez elles, chargées des courses de la journée.

Une pancarte précise que la traversée à pied est interdite : le règlement n’est évidemment pas appliqué.

Le Selenga

À quoi on pense

Pour l’instant je vous dirai seulement que la Selenga est de toute beauté et qu’en Transbaïkalie j’ai trouvé tout ce que je voulais : le Caucase, la vallée du Psel, le district de Zvénigorod et le Don. Le jour on traverse le Caucase, la nuit, la steppe du Don, et le matin au réveil, on s’aperçoit qu’on est déjà dans la province de Poltava. Et ceci sur mille verstes. Verkhniéoudinsk est une gentille petite ville...
 
Anton Tchékhov, à sa mère, juin 1890