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Adieu maison !

mercredi 20 février 2008

Par l’imagination, j’étais déjà partie de Vladivostok, pour rentrer à Paris. Mais je n’étais jamais rentrée. Mon avatar s’était perdu quelque part du côté d’Irkoutsk, abandonné par son support logistique.

Je m’étais juré de partir "pour de vrai", pas "pour de rire", de Vladi - oui, les fréquentations imaginaires aussi, et surtout, conduisent à des familiarités insoupçonnées : "Vladi". Les Russes disent "Vlad".

Voir en ligne Le voyage-immobile

Voyager léger : un sac avec le nécessaire, rien de plus - mais qu’est-ce qui est nécessaire ? Être propre, ne pas avoir froid. Ici, c’est l’hiver, là-bas aussi, sans doute plus rigoureux. Et tout le bataclan des prothèses : téléphone portable, appareil photo, carte bleue, un livre, un crayon, un carnet... La besace.

Sur le quai du RER, station Luxembourg, une exposition où il est dit :

La ville existe et elle n’a aucun secret. elle ne connaît que des départs, elle ne connaît pas de retours.
 
Parole de Italo Calvino, dans "Les villes invisibles"
 

J’ai pourtant l’intention de revenir. Ce voyage n’est même qu’un retour, un long retour, une approche lente de "ma" ville, "mon" centre du monde. Partir très loin très vite, revenir tout doucement. Vladi-Paris en train, retour gare   du Nord, avec la besace.

L’itinéraire vu du ciel