Accueil > Tchita > Décabristes

  • Ticket d'entrée du musée
  • Musée des Décembristes
  • Salle rdc
  • Salle étage
  • Voltaire
  • Lettres persanes
  • Qui a mis le feu à Moscou : les Russes ou les Français ?
  • Troubetskoï
  • Les femmes
  • Les femmes
  • Chemise d'exilé
  • Menottes
  • Tchita en 1830
  • Tchita d'avant
  • Tchita d'avant
  • Tchita d'avant
  • Cellule
  • A la sortie de Tchita
  • Magasin chinois
  • Ancienne épicerie
  • Nouvelles constructions

Décabristes

jeudi 28 février 2008

Le musée des Décabristes (ou Décembristes, c’est selon... ) n’est pas très clairement fléché ! Il n’est pas certain que le tourisme soit la première ressource de Tchita... Me revoici aux limites de la ville, pataugeant dans la glace fondue, parmi les chantiers, les boutiques chinoises, les "khroutchevski". Un vieux monsieur m’accompagne, tout doucement, muet.

Perdu entre des immeubles de briques, le petit musée de bois fait de la résistance. Quatre dames joviales me libèrent de mes "bottes de fermière" : chaussons de feutre sur parquet ciré.

Premier objet aperçu : une statuette de Voltaire, flanquée d’un exemplaire des Lettres persanes. Ils sont bien présomptueux, les Français, de traiter Tchita de fin fond : les lumières sarkozystes viendront-elles un jour, comme celle de Voltaire, éclairer ce cul-de-sac sibérien ?

Et puis les gravures, les portraits, les chemises, les bibliothèques - très françaises. les chaînes des forçats. Leurs femmes qui sacrifièrent des vies brillantes.

Tchita d’avant

Missive en Sibérie


Missive en Sibérie

En Sibérie, au fond des mines,
Pleins d’endurance et de fierté,
Sachez que votre œuvre chemine
Vers l"idéal de liberté !

Fidèle sœur de l’infortune,
L’espérance dans vos sous-sols
Maintient courage et loi commune,
L’heure attendue a pris son vol !

Et malgré toutes les serrures,
L’amour ainsi que l’amitié
Vont au fond des prisons obscures
Porter la voix de Liberté.

Quand tomberont vos lourdes chaînes,
Vos frères rendront à vos bras
Le glaive et, terminant vos peines,
La liberté vous attendra.

Pouchkine, 1827


Réponse à la missive de Pouchkine

Quand ton prophétique message
Nous atteignit, ardent et clair,
Voulant saisir l’épée, ô rage,
Nos mains ont rencontré nos fers !

Sois rassuré pour nous, poète !
Fiers que ces fers soient notre part,
Dans la prison où l’on nous jette,
En secret nous raillons les tsars.

Le feu surgit d’une étincelle...
Que notre épreuve, un jour, plus tard,
Rallie les âmes fraternelles
À nos généreux étendards !

Nos fers, refondus en épées,
Feront tomber tous les remparts,
Les nations émancipées
À jamais chasseront les tsars.

Prince Alexandre Odoïevski, décembriste,


Le souvenir de Dimitri Savalichine me tourmente.