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Départ

lundi 3 mars 2008

Le train pour Krasnoiarsk part à 12 h 40 heure de Moscou, ce qui nous fait du 12 + 5 = 17 h 40 heure locale. Je commence à regretter de n’avoir pas deux montres, l’une à l’heure de Moscou, l’autre à l’heure locale. Le voyage durera, à bord du Sibiriak, train n° 007, wagon n° 6, place 19, un peu plus de 10 heures, pour 1088 kilomètres et 1897 roubles (env. 57 euros).

Pour aller à la gare  , fastoche : vous prenez l’autobus 20, près de l’hôtel Angara. Soit ? Passent des 16, des 17, des 18, des 19, des 21... Pas un seul 20. Je redemande ; oui, la gare, c’est le 20. Pas de 20. Patiente, j’attends une heure. Je ne cesse de demander. C’est bien le 20. Bon Dieu, je vais finir par rater ce train.. . J’appelle un taxi : 300 roubles. OK. Pas le choix. Le chauffeur prend allègrement les sens interdits - "vsio normalno" - tout est normal. Me dépose à la gare. Demande 500 roubles. Hé, mon gars, un contrat est un contrat. Vsio normalno... 300 roubles.

Zapad  , vostok  ... Moi, c’est zapad, je roule vers l’ouest. Sur les quais, les provodnitsi des trains astiquent consciencieusement leur lieu de travail. Passeport, billet : je suis en règle (on a toujours un peu peur de n’être pas en règle).

Dans le couloir, une odeur de poisson fumé. Forte. Très forte. Je me marre : il y en a qui ne sont pas vernis, de voyager dans cette odeur.

Mauvaise pioche ? L’odeur, elle est pour moi. Sur la table du compartiment, beaux comme des lingots, des poissons fumés. M’installe. Mon compagnon de compartiment est un jeune homme se tenant droit, qui a déballé sur la table ses victuailles, abondantes.

Il se présente tout de suite : je m’appelle Constantin.