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Il est beau mon Tupolev

jeudi 21 février 2008

C’était bien, le Tupolev. Un peu longuet. On voyait un point se déplacer sur une télé vert bleu : c’était nous. On avait décollé à 325 km/h. On avait mangé du saumon. Quand on a recollé à la Terre, on était encore tous vivants. Certains plus que d’autres. Il faisait jour. Je reste très calme. Évitons tout litige.

A Paris, on croit qu’il suffit de prendre un Tupolev pour se suicider.

Suicide raté.

Mais on trouve dans les cimetières de Moscou des tas de gens qui n’ont pas eu ma chance, et Tupolev soi-même.

M. Tupolev, enterré à Novodievitchi

A Vladivostok, la lumière est blanche. A Vladi on descend de la passerelle et on se rend en bus au bâtiment de l’aéroport. Un peu chiffonnée. Paris-Vladi, c’est réglé.

Vladivostok, c’est comme Syracuse, Zanzibar ou Surabaya : des villes dont on ne sait rien, sauf le nom.

Faut rentrer à la maison.