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Marché couvert

lundi 3 mars 2008

Dois-je dire mon affection pour le marché de Irkoutsk ? On trouve tout, tout, tout. Vsio, vsio, vsio. Des mandarines d’Israël, des tomates d’Espagne, tous les fruits, tous les légumes. Des fleurs fraîches, magnifiées dans des couronnes de papiers de couleurs. Des vodkas : la Poutinka, vêtue de noir, semble passée de mode au profit de la "Bilionkaia" (la petite blanche) : il y là, sans conteste, comme un message politique subliminal. On passe du noir au blanc. De la Poutinka de Poutine à la "petite blanche" de l’ours blanc qu’est Medvedev. Chapeau, le marketing russe ! [1]

Au marché, on peut acheter des sacs en plastique du dernier chic, des Dior, des Chanel, des Vuitton... C’est à côté du PQ.

Les viandes tournent autour de 200 roubles le kilo (6/7 euros). Les poissons sont à peine plus chers, argentés ou dorés.

Confitures, condiments : vsio, vsio, vsio...

Pour l’heure, je suis à la recherche de café soluble, pour le train. A Vladivostok, j’avais acheté cinq sachets de "Nescafé", 5 roubles pièce. A Irkoutsk, la vendeuse me fait l’article pour le must de Nestlé, le "3 en 1" : café soluble, lait en poudre et sucre. Léger, moyen ou fort. Pour quoi Nestlé fait une pub d’enfer partout où c’est possible. Allons pour cinq sachets de "3 x 1" : 285 roubles. S’embête pas, Nestlé ! Il y a des jours où on est content d’être du G8 et de disposer d’un pouvoir d’achat à nul autre comparable.

Pour me consoler, je me précipite chez la marchande de bonbons. Je dois reconstituer mes réserves de "Karovka". Et je découvre les "Michka" : Michka de printemps, Michka du Nord. Une petite vieille devant moi sort 12 roubles : elle veut pour douze roubles de bonbons. La vendeuse l’oriente vers le meilleur rapport qualité/prix, les "Karovka". Et lui en laisse une poignée de plus. La petite vieille est contente. Elle demande un Michka en rab’. Accordé.

Deux consolations pour une arnaque Nestlé valent mieux qu’une seule : au rayon parfumerie, je découvre, parmi l’invraisemblable profusion de produits cosmétiques pour l’essentiel "venus de France" - vrais de vrais ou contrefaçons ? - "ma" marque de produits sibériens : de la mousse de bain "Babouchka Iagafi". Mousse de bain feuille de chêne et avoine. Un kilo de plus pour la besace, ce n’est pas très raisonnable. Quand je dis à la vendeuse que je suis une française raffolant de Babouchka Iagafi, c’est comme si tous les flacons alentour implosaient, s’affaissaient, disparaissaient.

Fleurs

[1A mon retour à Paris, mon "gastronom" préféré, gare de Lyon, aura relégué la Poutinka tout en haut des rayons, tandis que toutes les Bilionkaïa - de la "basique" à la "liouks" - sont à hauteur d’yeux. Il faudra aussi que je me précipite au restaurant de la rue Tolbiac qui propose des poissons à la "Poutnika" - quelle joli mot-valise involontaire, entre Poutine et Spoutnik ! - pour l’informer de la nouvelle mode.