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Pizza M & Repoublik

vendredi 22 février 2008

Il faut bien manger... Premier soir : "Pizza M", le restaurant de l’hôtel Primorié. Ne soyons pas téméraire. On s’y rend en chaussettes à semelles, une version d’intérieur des après-skis pointure 40, en plus discret. On s’y installe à une table près de la fenêtre. De longues jeunes filles en tablier noir et chemisier blanc vous apportent la carte, en anglais. Vous dites que, finalement, vous préféreriez une carte en russe - ce qui augure mal de votre niveau d’anglais ! Les jeunes filles se concertent, hésitent, et vous demandent d’où vous sortez.

Elles prennent bien soin de vous. La bière "blonde, russe, légère" vous est rapidement servie. Et les poissons grillés, délicats, avec des feuilles de basilic et une sauce au poivre. Vous demandez le pain, qui n’est jamais servi "d’office". Pourquoi la vie n’est-elle jamais, toujours, aussi simple, aussi belle ? Un dessert de glace à la vanille, chocolat chaud avec des fraises. Vous préférerez, le lendemain, la salade "Minsk" - vous y allez, à Minsk, non ? c’est sur votre chemin - avec un médaillon de bœuf. Ce sera un peu cher, 700 roubles (21 euros), mais après tout, n’est-ce-pas, vous ne dînez pas tous les jours en chaussettes à semelles dans un restaurant de Vladivostok.

Grillade de poissons, Pizza M

Dans la journée, on peut bien manger sur le pouce. Pas vraiment. On n’est pas à Moscou, ici, que diable ! Ce n’est pas la Turquie matinée de Finlande. Mais il se trouve des établissements accueillants, sans chichi, comme le "Repoublik", un peu à l’écart des quais du port de commerce, où se satisfaire de croquettes de poisson avec une salade de concombre et une citronnade. On s’y abrite aussi du vent et du froid, pourtant peu virulents.

Vous aurez tout le temps de manger des yeux les gâteaux des pâtisseries, sous cloche de plastique, crème et meringue avec des fleurs roses. Vous déciderez de ne pas encombrer votre besace du gâteau "Corne d’or" (485 roubles - et le nom de la baie la plus protégée du port de Vladi), bateau-chocolat, soleil-citron et ciel-groseille. L’envie pourtant ne vous en manque pas. Dans la première épicerie, vous vous munirez de kéfir (28 roubles), de 300 g de bonbons "blanc-manger" (42 roubles), d’un litre d’eau (25 roubles), de quelques mandarines d’Israël (60 roubles), de chocolat (27 roubles).

Vous tâterez de la cafetaria du centre commercial dernier cri, tout en haut, que fréquentent les familles aux revenus moyens, avec des enfants dont on tolère tous les caprices. Vous laisserez filer le regard par-dessus la mer gelée. Vous fermerez les yeux. Les ouvrirez. Cris d’enfants, silence de l’horizon derrière une double vitre. Vous direz : "Passant, retiens tes larmes, tu ne plongeras pas deux fois dans le même fleuve".


Ce qui est aussi certain que deux et deux font quatre,c’est que je ne suis pas sur l’île, mais sur la terre ferme, et je ne suis vraiment pas du genre à me satisfaire de voyages purement romanesques dans des pays imaginaires et des sociétés idéales !